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ACRE : comment fonctionne la réduction de cotisations

Une réduction de 25 % de vos cotisations pendant vos premiers mois. Encore faut-il bien choisir sa date de début.

Publié le 31 octobre 2026 · par la rédaction d'Ad-Venture.pro · informations vérifiées sur les sources ci-dessous.

Ce que fait l'ACRE

L'aide à la création ou à la reprise d'une entreprise (ACRE) est une exonération partielle et temporaire de cotisations sociales. Pour un micro-entrepreneur, le taux minoré est égal à 75 % du taux normal : l'exonération est donc de 25 %. Une activité de services BIC passe ainsi de 21,2 % à 15,9 %.

Jusqu'à quand ?

L'exonération court jusqu'à la fin du troisième trimestre civil qui suit la date de début d'activité déclarée. Sa durée réelle dépend donc du jour où vous démarrez.

Exemple de la fiche officielle : un e-commerçant démarre le 3 septembre 2026. Ses cotisations sont réduites de 25 % jusqu'au 30 juin 2027, soit seulement dix mois. S'il avait démarré début juillet, il aurait eu la même date butoir, mais pendant douze mois.

Bien choisir sa date

L'administration conseille de démarrer en début de trimestre civil (janvier, avril, juillet ou octobre) et de faire la demande d'ACRE tout de suite après les formalités d'immatriculation.

Ne pas confondre

Voir l'effet sur votre net

Cochez « ACRE » dans le simulateur de cotisations pour comparer, ou fixez un objectif avec le calculateur de CA cible.

Ce que l'ACRE vous fait économiser, en chiffres

Prenons une prestation de services BIC encaissant 2 500 € par mois. Au taux normal de 21,2 %, les cotisations sont de 530 €. Avec l'ACRE, au taux de 15,9 %, elles tombent à 397,50 €. L'économie est de 132,50 € par mois, soit 1 590 € sur douze mois, si l'ACRE couvre toute la période.

La durée compte autant que le taux. Pour un même chiffre d'affaires, démarrer le 3 septembre plutôt que le 1er juillet réduit l'avantage de deux mois, soit 265 € dans cet exemple. C'est pourquoi l'administration conseille de choisir un début de trimestre.

Comparer avec et sans ACRE

ActivitéTaux normalAvec ACRE (75 %)
Vente de marchandises12,3 %9,225 %
Services BIC21,2 %15,9 %
Libéral non réglementé25,6 %19,2 %
Libéral CIPAV23,2 %17,4 %

Ces taux minorés sont calculés à 75 % des taux 2026 : vérifiez-les dans votre espace URSSAF.

La date de début d'activité

C'est la date déclarée à l'immatriculation qui lance le décompte, pas la date de votre première facture. Si vous déclarez un début d'activité fin septembre, l'exonération s'arrêtera tout de même à la même date butoir que si vous aviez démarré début juillet. Une date de début mal choisie ne se rattrape pas.

Questions fréquentes

L'ACRE change-t-elle mon impôt sur le revenu ?

Non. Elle ne réduit que les cotisations sociales. L'impôt sur le revenu, qu'il soit payé par versement libératoire ou au barème, suit ses propres règles.

Que se passe-t-il à la fin de l'ACRE ?

Vos cotisations repassent automatiquement au taux normal. Pensez à ajuster le prix de vos prestations ou votre objectif de chiffre d'affaires : le calculateur de CA cible montre l'effet avec et sans ACRE.

L'ACRE est-elle automatique ?

La fiche officielle conseille de faire la demande tout de suite après l'immatriculation. Ne comptez pas sur un octroi sans démarche : vérifiez votre situation dans votre espace URSSAF.

Les taux réduits, activité par activité

Puisque le taux minoré vaut 75 % du taux normal, on peut le calculer pour chaque activité à partir des taux 2026 : 12,3 % devient 9,225 % pour la vente de marchandises, 21,2 % devient 15,9 % pour les services BIC, 25,6 % devient 19,2 % pour les professions libérales non réglementées et 23,2 % devient 17,4 % pour celles relevant de la CIPAV. Ces valeurs sont un calcul fait à partir des taux de la fiche officielle : vérifiez le taux appliqué sur votre espace Urssaf.

L'ACRE ne dispense ni de déclarer ni des autres impôts

Vous devez continuer à déclarer votre chiffre d'affaires aux dates prévues, même nul : voir le guide sur la déclaration. L'ACRE ne change pas non plus la CFE, qui reste exonérée la première année puis soumise à ses propres règles (notre guide).

Sources officielles

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Article informatif, non constitutif d'un conseil juridique, fiscal ou comptable. Les taux et seuils évoluent : la source officielle prévaut.